Héloïse découvre ainsi la vie de Faustino Pérez-Manglano, un jeune espagnol de la Famille Marianiste, décédé en 1963 à l’âge de seize ans et demi. Le 31 octobre 2010, veille de la Toussaint, une jeune fille achève son chemin sur la terre.
Son nom : Héloïse Charruau. Son parcours trace un sillon de vie et témoigne d’une influence spirituelle déterminante : celle de Faustino.

Une jeune fille sportive et pleine de vie.
Née à Bordeaux le 26 septembre 1985, elle poursuit sa scolarité à l’école marianiste locale, Sainte-Marie Grand Lebrun*. Après leur confirmation, les jeunes de sa pro-motion se voient proposer de prolonger leur engagement dans une “Équipe Faustino”.

Peu avant le Bac en 2003, elle se trouve confrontée, comme Faustino, à un cancer du système lymphatique. Cet été-là, elle décide de participer avec 200 jeunes de la Famille Marianiste* à un pèlerinage à Valencia sur les traces de Faustino.

Devenu son guide dans le Ciel, Faustino va réveiller en elle le “saint endormi” que chacun porte en soi. Au cours d’un pèlerinage à Lourdes en 2006, elle écrit : Faustino a été mon bâton de pèlerin pour faire grandir ma foi”.

Son chemin de vie : “aimer chaque jour un peu plus son prochain et Dieu”.
Elle va mener sept années durant un courageux combat pour vivre. Passionnée par ses études de biologie à Paris VI, elle trouve aussi appui dans les joies de l’amitié, dans la musique, et à travers deux engagements, “une manière de vivre ma foi” : elle est secouriste bénévole à l’Ordre de Malte dont elle fut déclarée “marraine” de la promotion 2011, à titre posthume, et catéchiste dans une paroisse du XIX ième auprès d’adolescents difficiles. Son propre parcours la rapproche d’eux, et elle leur propose Faustino comme ami et guide sur la route. Consciente de son état, dès juin 2008 Héloïse amorce en secret la rédaction d’un projet de testament.

 

Le document retrouvé cite trois actions :
• les activités missionnaires à Madagascar du Père Bertrand de Bourran, son oncle, prêtre des Missions Étrangères de Paris.
• celles de “cHeer uP”, un organisme national soutenant des jeunes de 15 à 25 ans atteints du cancer pour réussir le projet qui leur tient à cœur.
• celles de religieuses travaillant en Mauritanie dans l’éducation et la santé.

Poursuivre aujourd’hui son sillon de vie. Ce projet d’Héloïse ne put être mené à terme, ni formalisé. Mais il a donné naissance à une initiative de sa famille en sa mémoire, et pour que son combat spirituel continue de porter la vie. En 2013 la “Fondation Héloïse Charruau” sous égide de la Fondation Caritas France est ainsi créée.

 * La Société de Marie est un ordre enseignant fondé en 1817 par le bienheureux Guillaume-Joseph Chaminade. La Famille Marianiste est présente aujourd’hui dans 40 pays et regroupe 20 000 membres travaillant pour créer et animer des projets éducatifs, de développement rural et de santé.   

Faustino Pérez-Manglano
Un écolier espagnol, postulant à la Congrégation des Frères Marianistes, le Vénérable Faustino Pérez – Manglano Magro naquit à Valencia, Espagne, le 4 août 1946. Il fut élève au Colegio Nuestra Señora del Pilar dès l’âge de six ans jusqu’à sa mort le 3 mars 1963 à la suite de la maladie de Hodgkin.

Alors qu’il était lycéen, Faustino était plein de joie, d’une grande convivialité. Il adulait les sports, en particulier le football, la vie dans la nature, et bien d’autres bonnes choses encore. On remarqua alors la grandeur de l’âme cachée dans ce jeune garçon qui était l’ami de tous, sa détermination dans toutes ses actions, il avait une volonté de fer.

Dans le cahier de vie que Faustino écrivait quotidiennement, le Père Jose Maria Salaverri, son Directeur spirituel et auteur de multiples ouvrages, notamment sur la biographie et la spiritualité de Faustino, découvrit son amour intense du Christ et son attachement filial à la Vierge Marie. Depuis 1960, entendant l’appel du Seigneur, le grand idéal de Faustino fut de consacrer sa vie au salut des âmes en qualité de religieux marianiste.

Avant de mourir, il promit de se dévouer aux vocations dès sa montée au Ciel. Ainsi, il devint membre de la Société de Marie et après avoir reçu le Sacrement des malades, le 9 février 1963, il entra dans la Maison du Père.

Dans ce témoignage de vie, on peut voir le travail de l’Esprit Saint dans une très jeune âme totalement dévouée au Seigneur.

Le 14 janvier 2011, le Pape Benoît XVI déclara Faustino Vénérable.