• 11 mars 2019

“La hausse de la CSG sur les retraites a paralysé la générosité de nombreux donateurs réguliers, modestes et confrontés à des fins de mois angoissantes. La substitution de l’ISF par l’IFI, alliée à la baisse du CAC40, ont freiné l’élan de grands donateurs affranchis d’un impôt que certains d’entre eux ressentaient comme une sanction. Et le compte à rebours de la mise en place du prélèvement à la source a suscité de nombreuses inquiétudes que nos doctes démonstrations n’ont pas totalement rassurées.

 

Les chiffres remontés par Bercy traduisent, jusqu’en 2017, une faible augmentation du montant total des dons déclarés, augmentation résultant d’une générosité accrue des donateurs compensant légèrement une baisse du nombre de foyers déclarant un ou plusieurs dons. Il sera intéressant de constater dans quelques mois les indicateurs de l’année écoulée et de mesurer précisément l’impact des récentes évolutions fiscales sur la générosité du public.

 

Favoriser la croissance de la part issue de la générosité des philanthropes, de la transmission du patrimoine, ainsi que des actions de mécénat menées par des entreprises en quête de sens et d’engagements partagés avec leurs salariés, leurs partenaires et leurs clients, est assurément crucial pour pérenniser les ressources nécessaires à la mise en œuvre de nos missions. Aussi est-il essentiel de veiller à ce que l’évolution des droits de succession et les règles fiscales applicables aux entreprises mécènes y concourent.”

Stéphane Dauge – Directeur Communication, Relations Bienfaiteurs et Ressources – Apprentis d’Auteuil
Administrateur du Centre français des Fonds et Fondations